Viñas Lomas de Cauquenes
Une production intégrée et biologiques
Lomas de Cauquenes a été la première
entreprise chilienne à mettre, en 1997, du vin biologique
sur le
marché. Leur but était d’obtenir de leur production un prix moins
soumis aux fluctuations du marché que le produit conventionnel. De
plus, n’ayant pas de moyens suffisants pour couvrir les frais
d’engrais et de pesticides, les paysans trouvent là le moyen de
valoriser une culture traditionnelle. Toutefois l’intérêt croissant
pour les produits biologiques au Chili comme à l’étranger a entraîné
les grands domaines viticoles à développer également ce type de
production. De ce fait, les pionniers de Lomas de Cauquenes ont
maintenant plus de difficulté à se maintenir sur le marché.
La dimension sociale
La coopérative a 305 membres qui sont pour la plupart des paysans
qui cultivent des surfaces entre 1 et 8 ha. Lomas de Cauquenes
renforce la dynamique sociale, politique, économique et culturelle
des producteurs contribuant ainsi au développement d’une des régions
les plus pauvres du Chili qui compte 40% de pauvres. La coopérative
Lomas de Cauquenes soutient les paysans les plus démunis dans le
cadre de programmes de transition à l’agriculture biologique ou la
plantation de cépages fins. Elle attribue aux ouvriers agricoles,
qui d’ordinaire ont les salaires les plus bas, des primes et un
accès à la sécurité sociale (caisse de retraite et assurance
maladie). L’organisation fournit aussi de l’emploi à la population
locale, davantage encore durant la période des vendanges.
La prime
de commerce équitable permet aussi aux paysans d’accéder aux
systèmes d’éducation et de santé qui sont structurés et performants
au Chili mais dont l’accès est conditionné par le revenu. En ce qui
concerne l’obtention de crédits, la coopérative négocie avec les
banques des taux intéressants pour les paysans. Des agronomes
dispensent des formations techniques 3 à 4 fois
par an et des cours
d’alphabétisation sont organisés pour les paysans et leurs
familles. Les droits des travailleurs
sont
défendus par le syndicat, créé en 1993, qui regroupe la quasi
totalité des ouvriers qui travaillent dans les vignes, procèdent à
la vinification du raisin et à l’embouteillage du vin. Les
règlements de travail sont en accord avec la législation chilienne
et leur application est surveillée attentivement par le syndicat.
Tous les deux ans, une négociation collective réunit direction et
syndicat afin de fixer ensemble la
meilleure manière d’améliorer les conditions de travail et les
salaires tout en maintenant la compétitivité de la coopérative.
L’organisation respecte la législation nationale et internationale
en ce qui concerne l’utilisation de pesticides, la protection des
cours d’eau, les forêts et écosystèmes importants, le combat contre
l’érosion et la gestion des déchets. Les vins biologiques ont été
certifiés et l’organisation privilégie les méthodes de culture
intégrées (ICM).
http://www.equalityfairtrade.com/covica.htm